Céramiste Raku Punk ?

Jean François Bourlard, après une formation classique de tournage au CNIFOP, Jean-François Bourlard, qui se définit lui-même comme potier « Parce que c’est plus chaleureux que céramiste et plus modeste que sculpteur », se tourne vers une approche expérimentale de la matière et ses limites, produisant des œuvres déroutantes, très texturées, conçues dans une démarche purement artistique.

Dans ses fours gigantesques, il mène des expériences de cuisson sans concession dont la plus radicale reste le « Raku Punk ». Là où ses confrères conçoivent le raku dans une approche quasi spirituelle, lui l’accommode avec une énergie puisée dans la musique punk.

Jean François Bourlard chercheur expérimentateurJeune animateur socio-culturel pour enfants, il a donné des cours de poterie sans aucune expérience de la terre avant de se prendre au jeu. Et de suivre une formation classique de tournage au Centre national de Formation à la Poterie (CNIFOP). En deux ans, il a enchaîné les stages chez les potiers et s’est attaché à monter au tour des pièces utilitaires cuites au feu de bois. Mais n’y trouvant pas son compte, il s’est tourné depuis vers une approche expérimentale de la matière. Et une production d’œuvres déroutantes, très texturées, conçues dans une démarche purement artistique.

Un atelier propice à la création

A Sadirac, village potier de 3500 âmes à 20 km de Bordeaux, Jean-François Bourlard a investi la Maison de la Poterie, construite autour des vestiges d’un four du XIXe siècle. Depuis 1999, il y a installé son atelier, ses terres, ses pigments et ses drôles de fours construits « comme des tas ». La Maison de la Poterie abrite aussi un musée et des ateliers associatifs où il donne des cours d’initiation à la discipline.

Réfractaire aux méthodes classiques de vente, il a imaginé un moyen inédit de faire découvrir son travail : investir les marchés de potiers avec des démonstrations-performances. En tenue de pompier ignifugée, casqué et ganté, il ouvre devant un public totalement séduit par ses gestes de Vulcain des fours gigantesques où cuisent des pièces qui ne ressemblent à aucune autre

Jean François Bourlard, La recherche permanente…

Ses recherches portent sur la matière et ses limites; se concrétisent à travers des installations, des performances, des jarres ou des sculptures.

Je travaille sur des forces et des mouvements qui se produisent à la cuisson, électrique ou gaz.

Je joue avec la superposition de matières fusibles (faïence ou émail) et réfractaires (grès ou porcelaine), ainsi qu’avec le positionnement de la pièce dans le four: en suspension, à la broche ou autre. La fusion provoque craquelures, décollements de matière, glissement, ouvertures.

Le feu remodèle matières et volumes.

Jean François Bourlard, et le B.A.G.

Jean François Bourlard, fait partie de ces artistes qui font évoluer leur art. C’est une connaissance de Gladys Rochas, elle même céramiste, qui est très impliquée dans l’association. Les avis ont été unanimes, dès qu’elle nous a présenté le travail de Jean François, nous avons souhaité l’intégrer.

Avec Fabian Feldmann, Anthony Orjollet et Dirty South Family, ils nous concoctent un des événements les plus marquant de la saison… L’événement « Raku Punk »

Partagez