Céramiste… Artiste avant tout !

Eliane Monnin est née d’une famille d’horloger, spéléologues et collectionneurs de collections. Elle a fait des études d’arts appliqués puis d’arts plastiques à la faculté de Strasbourg.

En 2002, elle installe son atelier au Pays basque.

Eliane Monnin au travail...

Aujourd’hui, salons, foires et expositions se succèdent, et son travail est régulièrement présenté dans des galeries parisiennes. En 2009 elle reçoit le soutien de la DRAC Aquitaine. En 2015, elle obtient le label « Atelier d’art de France » reconnaissance non négligeable dans sa carrière.

Les œuvres d’Éliane Monnin sont créées à partir de faïence modelée et séchée. Vient ensuite le processus de cuisson dans son four à 1000°C.

Eliane apporte sa contribution active à l’événement « Au delà du sixième sens » du 28 Avril 2019. Elle sera aussi présente au final du « Retour du B.A.G. »

Eliane Monnin : Un Monde vivant

Même si elle se détache du réel, ses œuvres ne sont pour le moins très évocatrices de l’environnement qui nous entoure.

C’est dans le monde du vivant que ses abstractions organiques, trouvent leur inspiration. Et si ses pièces se dévoilent sous notre regard comme une évidence , chacun à un avis sur la question.

Elle aime travailler les formes en se servant de cet environnement. Elle crée, par exemple, ses moules à partir de courges, de glands ramassés sur sa route ou de fruits de liquidambar, un arbre très présent à Bayonne.

Mes créations évoquent à certains le monde animal marin, à d’autres le monde végétal, les légumes, explique-t-elle. Récemment, quelqu’un m’a dit que cela lui faisait penser à du pollen.

L’avis de Sevan L’Hostis

On retrouve, dans les créations d’Eliane Monnin, l’esprit du Cabinet de Curiosités classique et son moteur élémentaire : amasser, isoler, ordonner mais aussi inscrire l’objet rare dans un espace, un contexte qui le charge de signification.

On y retrouve aussi quelque chose de la fascination pour la structure mathématique des objets naturels, pour le paradoxe entre l’irrégularité des formes et la formule qui se cache derrière la parfaite répétition des motifs, pour la nature productrice d’une pulsion de vie qui pourrait confiner à l’art, qui lui-même reproduirait quelque chose de la nature…

Carapaces, épidermes, jaillissement végétaux, organiques, minéraux voient le jour dans une mise en scène troublante où l’obsession, la fascination-répulsion, l’angoisse… mais aussi l’humour, ne sont pas absents.

C’est à la fois le merveilleux et le poétique, l’intime et l’émotion, qui jouent dans le travail d’Eliane avec les frontières entre les prodiges de la nature (naturalia), le tour de force artisanal et le langage artistique (artificialia).

Partagez