Aurélien Desbois dit Delwood

Né en 1983 Aurélien Desbois a un parcours atypique, mais la peinture et le dessin l’accompagnent dès le primaire. Empli d’un désir de liberté et d’indépendance, il quitte tôt l’école afin de sortir d’un cadre qui lui correspond peu, pour construire une vie à son image, éloignée des standards.

Aurélien Desbois street surf et skate...
Aurélien Desbois customise tout ce qu’il touche…

Delwood n’a pas attendu qu’on lui enseigne les limites, il est allé les chercher pour les placer là où elles lui semblaient justes.

C’est ainsi qu’en classe de troisième, révolté par un professeur persécutant une élève, il orchestre sa première intervention urbaine à grande échelle. Il choisit le bleu pour repeindre l’ensemble des murs extérieurs de l’établissement. Cela lui vaudra une mise en examen et un avertissement, sorte de mise à l’épreuve. C’est à partir de ce moment qu’il considère l’urbain, la rue comme une surface de création potentielle.

Un CHOC majeur

En 2001 il se rend à la Biennale de Venise et y découvre le Street Market de Barry McGee, un quartier reconstitué avec des empilement de voitures et où tous les objets présents sont revisités par différents artistes. L’ampleur de cette installation et avec elle la réelle signification du Street Art lui crée un « Choc ». Il veut alors apporter une dimension supplémentaire à son travail.

Une sensibilité exacerbée

Delwood a une sensibilité et une attention toute particulière vis à vis de la nature acquises par la liberté de mouvement et d’action qu’il s’est octroyé très jeune. Aussi son travail est le témoin de l’emprise de l’Homme sur cette nature.

Les masques implantés dans l’espace urbain sont issus de diverses influences et Ils fonctionnent comme un point de repère dans sa pratique. En effet, c’est pour lui une référence universelle car il est présent depuis des temps immémoriaux. Symbole du passé, il semble défendre notre futur tel le gardien de la nature. Il tente à la fois de dénoncer l’urbanisation grandissante mise en œuvre par l’Homme et de la contenir.

L’Homme a plus de respect pour son passé que pour son futur, utiliser un emblème primaire, c’est réintégrer ce respect à notre présent pour améliorer notre futur.

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